8 mars, journée (de la femme) des droits des femmes!

Dédier une journée à 50% de la population mondiale en 2019, ça parait presque insensé. On a bien en tête certains pays où les droits des femmes sont encore largement dévolus aux hommes. Des pays où les femmes sont mutilées, mariées de force, où le viol est quasi autorisé, … ça nous paraît loin… Et pourtant, en France, une femme meurt tous les 2 jours sous les coups de son compagnon, le salaire d’une femme reste 30% moins élevé que celui d’un homme à qualifications et responsabilités égales. Non, ce n’est pas la journée de la femme, c’est la journée des droits des femmes.

ONU Femmes a réalisé un gif avec 8 façons de défendre les droits des femmes, aujourd’hui et pour demain, j’avais envie de vous partager ces 8 pistes :

1/ Faites entendre votre voix :

« pfiou, je suis verte, c’est finalement Boris qui a eu cette promotion… je suis dégoutée, je voulais le poste moi aussi, et je suis bien meilleure que Boris, j’ai ramené plus de clients cette année et … »

« mais tu le voulais ce poste ? »

« ben évidemment ! à la façon dont je m’investis dans mon boulot, c’est évident non ?! »

« non, c’est pas évident ! Tu l’as dit clairement, que tu la voulais cette promotion ? »

« ben non, il le sait Big Boss »

«si tu ne lui dis pas, non, il ne le sait pas »

Surréaliste ce discours ? et pourtant tellement banal… les femmes ont été éduquées à ne pas demander, à rester discrète bien souvent « c’est pas poli de demander »… sauf que dans la vraie vie, la première personne à parler en votre nom, c’est vous ! ça signifie oser demander une augmentation de salaire quand on la mérite (personne ne vous la donnera si vous ne la demandez pas, c’est à peu près certain). C’est aussi se positionner sur le poste qui vous intéresse parce que personne ne pensera vous le confier si vous ne vous montrez pas intéressée. En bref, c’est se positionner ! Oui, ça demande de la confiance en soi, mais la bonne nouvelle c’est que ça s’apprend (avec moi notamment !)

2/ Soutenez vous les unes les autres :

Combien de fois ai-je lu sur les réseaux sociaux ou ailleurs des critiques à l’endroit des femmes provenant d’autres femmes. Si le mot de fraternité est familier à tous, le mot de sororité lui, commence doucement à poindre. Pourtant nous sommes sœurs, nous devrions être les premières à nous encourager, à être bienveillantes les unes envers les autres. Au minimum à nous assurer le bénéfice du doute. « Mais comment ça elle n’allaite pas son bébé ? » « oh mais ça va hein, moi aussi j’ai eu des enfants et un boulot, c’est pas une raison pour laisser son mari manger chez Picard ! ». Les belles-mères sont terribles souvent… mais elles ne sont pas les seules. Alors donnons du sens ce mot, sororité. Soyons solidaires, compréhensives. Incarnons ces valeurs féminines dont le monde a tant besoin.

3/ Partagez la charge de travail :

Quand je regarde les couples autour de moi, je vois souvent autant de femmes débordées, au bord du burn-out, que d’hommes dépassés, qui n’osent même plus laver une casserole de peur de se faire engueuler. Partagez la charge de travail, ça implique bien souvent de déléguer. Donc de faire confiance. Non, ce ne sera pas fait exactement comme vous l’auriez fait vous. Mais c’est sans doute tout autant valable. Alors respirez, et profitez !

4/ Impliquez-vous

Bon, j’avoue celui-ci j’ai du mal à le comprendre: souvent le problème des femmes c’est qu’elles sont trop impliquées ! dans l’éducation de leurs enfants, dans les tâches ménagères, dans leur boulot….

Mais réellement, quand est-ce que vous vous impliquez pour vous-même ? pour votre vie de femme (et non pas d’épouse !) ? pour votre vie culturelle ? pour votre droit au repos ? Quelle était la dernière fois où vous vous êtes accordée une journée rien que pour vous ? pour aller au spa avec des copines, ou bien lire sur votre canapé ?

5/ Eduquez la prochaine génération

J’ai 3 enfants, 3 garçons. Les soleils de ma vie, la prunelle de mes yeux. Oui, je suis une vraie mère juive, je les veille la nuit quand ils sont malades, je leur couds des cache-nez pour qu’ils n’attrappent pas froid. Et je les fait débarrasser le lave-vaisselle, mettre la table, ranger leurs chambres. Je leur apprends à m’écouter sans m’interrompre, respecter les autres pour ce qu’ils sont, des Autres êtres humains, sans distinction de genre. Il n’y a pas de traitement de faveur « parce que ce sont des garçons, c’est pas à eux de faire ça ». J’éduque mes garçons à être les hommes de demain. Et je crois fermement qu’ils seront des hommes attentifs, autonomes, avec suffisamment de confiance et d’estime pour eux qu’ils n’auront pas besoin d’exercer leur pouvoir sur l’autre genre.

Oh, et ils ont le droit de pleurer aussi !

6/ Connaissez vos droits

A priori c’est assez simple : « Tous les êtres humains naissent égaux en dignité et en droits ». Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, adoptée à l’ONU en 1948… Il n’y avait pas l’écriture inclusive en 1948, mais le texte est pourtant très clair. Dans la réalité des faits, on a encore une Journée dédiée aux Droits des Femmes 71 ans plus tard. Ce n’est pas un combat, je ne crois pas spécialement au militantisme. Je crois en la responsabilité individuelle. Aux petits pas que nous pouvons tous et toutes faire. Faisons respecter nos droits, tous les droits, avec respect ! Soyons ce que nous voulons voir dans le monde.

7/ Joignez vous à la discussion !

Est-ce que cet article vous parle ? Dites-moi, commentez, contre-argumentez, je veux vous entendre !

Et si le sujet vous parle, partagez-le !

8/ Faites un don

Sur le site Stop Violences Femmes, vous pourrez trouver une association près de chez vous à soutenir. Les plus petits dons comptent.

Je souhaite à toutes les femmes dans le monde qu’on n’ait bientôt plus besoin d’une journée pour se rappeler de leurs droits!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *